Le point sur la présence de cyanobactéries au Lac du Gerteis

Le lac du Gerteis est un élément important du patrimoine naturel de la Ville d’Ensisheim et de l’ensemble de ses habitants.

Comme annoncé précédemment, voici un point d’information sur la présence de la cyanobactérie observée ponctuellement depuis le début d’année.

Les analyses et le suivi mis en place ont permis :

  • de vérifier la qualité de l’eau et les éléments qui y sont présents.
  • d’identifier la bactérie (ce qui permet de mieux comprendre ses spécificités et notamment son rythme de vie et de développement). Il s’agit de la Planktothrix.
  • de rechercher et/ou d’exclure d’éventuels facteurs ayant favorisés son expansion.

La qualité de l’eau est bonne tant du côté des nitrates que du phosphore. La situation est maîtrisée et sous contrôle à ce jour.

Il n’y a pas de rejets connus dans le plan d’eau autre que les eaux de pluie de l’école maternelle des Oréades située à côté (l’apport en nutriment étant nul pour ce type de rejet).

Il n’y a pas non plus de cours d’eau qui se jette dans le lac : celui-ci est uniquement alimenté par la nappe d’accompagnement de la Thur.

Les travaux de création du lotissement des Rives du lac à proximité immédiate et débutés en avril 2021 sont sans aucun impact sur le lac.

En résumé, l’eau est de bonne qualité et il n’y a pas de cause humaine ou industrielle avérée à ce phénomène.

D’où vient la cyanobactérie ?

La présence de cette cyanobactérie est donc naturelle. Sa prolifération est un phénomène que l’on observe de plus en plus sur toute la planète, suite au changement climatique (augmentation des températures et sécheresses). On la constate de plus en plus régulièrement dans certains lacs vosgiens et alpins.

Lorsque les conditions environnementales (température, nutriments dont azote et phosphore, absence de gelées nocturnes…) leur sont favorables, les cyanobactéries telles que la Planktothrix peuvent en effet proliférer de manière massive et rapide (en quelques jours).

De plus, si l’hiver a été frais, il n’a pas non plus été très froid et, surtout, il a été sec.  Les rivières étaient donc à des niveaux très bas pour la saison et le renouvellement de l’eau dans le lac n’a donc pas été très important.

Quelles conséquences ?

Un suivi biologique et chimique des eaux du lac sur une saison est mis en place pour comprendre le phénomène et ainsi définir la marche à suivre pour enrayer le phénomène si celui-ci devait se reproduire.

Une veille pro-active est mise en place, des tentatives de traitement étant en cours sur d’autres territoires, en France et ailleurs dans le monde. Leurs résultats combinés avec l’étude en cours permettront de définir les actions possibles sur le plan d’eau des Oréades, au regard de ses spécificités.

Un suivi visuel (à travers des passages réguliers de la police municipale) est mis en place pour vérifier l’apparition de la cyanobactérie.  

L’état du lac aujourd’hui

Actuellement, compte tenu du taux de cyanobactéries qui reste modéré, le lac est placé sous vigilance. Il ne pose pas de danger pour les animaux. Il est rappelé que la consommation de l’eau, la pêche, la baignade et toutes activités nautiques sont interdites (comme habituellement).

SI vous constatez la présence de plaques ou de coloration sur le lac, par mesure de précaution, cessez alors tout contact de votre animal dans le lac et prévenez les services de la mairie.

Si nous devions constater une augmentation du taux de cyanobactéries au-delà des seuils de vigilance, l’accès au plan d’eau serait à nouveau totalement interdit et une information dans ce sens diffusée.

Nous comptons sur la compréhension de tous.

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